Avec près de 40.000 Français estimés dans le monde, le reste du monde accueille à lui seul un tiers de nos compatriotes présents sur la planète. C’est dire l’attrait de l'export, qui est synonyme d'un nouvel eldorado et d’innovation pour tous les ingénieurs Français.
Aux sources de la croissance : peut-être la crise aura-t-elle finalement du bon pour l'essor des PME françaises à l'international. A priori, rien de neuf : la proportion d'entreprises exportatrices reste faible au regard du tissu économique hexagonal, et plus encore en comparaison de l'Allemagne. Ne parlons pas des britanniques qui sont dans les choux.
Pourquoi la French Touch est-elle si prisée aujourd'hui dans le monde. C'est d'abord parce que les Français ont cette capacité à faire la révolution depuis 1789 ce qui reste une énigme pour les Anglo-saxons qui sont formatés sur le même modèle insipide et sans saveur. Les Français plus cultivés et avec une caractéristique plus prononcée pour la liberté font que les entreprises du monde entier les recherchent pour leur façon d'appréhender le monde qui les entoure. Jean Cocteau disait à ce sujet "Le souffle magique de ce monde n'appartient qu'à ceux qui savent l'écouter".
Sur le terrain, les signes se multiplient. Parmi les meilleurs élèves de la classe PME, de plus en plus rares, sont ceux qui limitent leurs ambitions au marché franco-français. Tendance encore plus forte parmi la jeune génération des entrepreneurs, dont la vision du monde a été façonnée par un Internet qui ne s'encombre guère de frontières et par une formation initiale plus ouverte sur le monde que celle de leurs aînés. La réussite de ces entrepreneurs explorateurs a d'autant plus de valeur d'exemple quand ils voyagent au long cours : Chine, Inde, autres pays d'Asie, Amérique Latine, Russie, Moyen-Orient...
Ils prouvent qu'il y a une vie en dehors de l'atonie économique européenne et qu'il est possible d'aller chercher la croissance, là où elle se trouve, sur ces marchés émergents qui sont souvent des terres d'entrepreneurs. Certes, pas de miracle : réussir sous ces latitudes, cela se mérite. Sous peine d'être condamné à la valse-hésitation de nombreux apprentis exportateurs, un peu timorés ou approximatifs dans leur approche et contraints à vite se replier sur leur marché domestique. « Deux à trois ans de travail et d'apprentissage » :
Le Directeur Général de la Chambre de Commerce Franco-Britannique rappelle le prix à payer, en temps, en réflexion stratégique, en négociation et en réorganisation pour développer une de ces entreprises durablement internationalisées. Mais, au vu de leurs résultats supérieurs à la moyenne des PME, ce n'est en rien un sacrifice. Cela s'appelle un investissement.

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