Dire qu’une marque doit se démarquer par
une communication originale est une banalité, mais c’est pointer du
doigt l’évolution des prises de parole des marques de luxe, impulsée par
la nécessité de représenter de façon symbolique un univers propre à la
marque, tout en étant novateur et fédérateur. Toutefois, cette nécessité
est-elle réalisable à travers les formes publicitaires traditionnelles ?
Il semblerait que les formes publicitaires traditionnelles ne
permettent pas aux marques de luxe de faire face aux contraintes de
communication impulsées par les évolutions technologiques et
socio-comportementales des individus.
L’espace médiatique de ces formes
traditionnelles paraît trop limité pour accueillir un discours assez
fort permettant de créer un univers de marque puissant, attrayant et
fédérateur. Confronté à un public suspicieux et de plus en plusréticent
aux formes publicitaires traditionnelles envahissantes, les marques
doivent s’adapter aux modes de vie ainsi qu’aux modes de consommation
des individus. Et si on parlait de «
consommateur-spectateur » pour appréhender la complexité de la réception
et le jeu sur la posture du récepteur face à la nature du contrat de
communication sous-tendu par les nouvelles formes de communication
engagées par les marques de luxe.
Car une des dernières études menées par les américains met en lumière les « target » de ces marques, qui sont à la fois consommateurs actifs de vidéos sur Internet, acteurs influents et spectateurs de contenus culturels et artistiques.
La production de formes et de contenus perçus comme non publicitaires
par les individus s’est développée au cours de ces dernières années à
travers notamment les webzines, les blogs de marques, les magazines de
marque, les programmes courts, les jeux vidéo ou encore les
courts-métrages. Autant d’exemples qui témoignent de la richesse
créative et inventive des marques stimulée par la nécessité de s’adapter
et de se réinventer constamment pour s’assurer une présence sur la
scène médiatique et dans l’esprit des consommateurs. Un début biensur en
France, devancée par les pays nordiques et anglophones.Car une des dernières études menées par les américains met en lumière les « target » de ces marques, qui sont à la fois consommateurs actifs de vidéos sur Internet, acteurs influents et spectateurs de contenus culturels et artistiques.
La production de court-métrages permet
par exemple à la marque de se distinguer par un positionnement où elle a
recours à une forme culturelle artistique, le film, pour véhiculer son
discours. Il y aurait ainsi une transposition du caractère «
esthético-artistique » de la forme au contenu, qui d’un point de vue
objectif, est un contenu publicitaire camouflé. Le produit ou la marque
ne serait plus présenté à travers un pack shot et/ou l’énumération des
qualités fonctionnelles ou intrinsèques du produit, mais suggéré à
travers la représentation d’un univers grâce aux codes
cinématographiques, comme le recours à un acteur ou une actrice célèbre,
les lumières travaillés, les slow motions.

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