mercredi 25 septembre 2013

DEVASTEE

C'est comme une litanie qui revient sans cesse, le cimetière de Aoyama à Tokyo. C'est comme un trou de verdure où nos designers se projettent, comme Rimbaud le faisait au travers le "Dormeur du Val".
Comme une vision du monde à travers une lucarne, les deux créateurs s'inspirent cette année de leur propre collection.
A proprement parler, ni univers, ni concept, l'inspiration est totalement dirigée par le ressenti. Et la dynamique est un peu bipolaire. Chaque saison, ils se concentrent sur quelques pièces très spécifiques, et de là découle toute leur collection. "Notre regard sur le vêtement suit son propre cheminement au fil du temps. Mais nos collections n'ont pas de références à des époques historiques ou à d’autres créateurs."

Mais le génie n'est-il pas la constance dans les idées ? Ils sont à nouveau là pour nous montrer ou pour nous insuffler leur propre style, et cela contre vents et marées. Comme Jackson Pollock qui en son temps insufflait sa vision du monde par sa peinture.
Alors, retour au cimetière de Aoyama, comme le retour à "Howards End" l'oeuvre d'Edward Morgan Forster. L’important, c'est la jeune fille assise à coté de moi, une illustratrice qui devait avoir 22 ans et qui a beaucoup apprécié.

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