samedi 18 janvier 2014

HENRICK VIBSKOV

Le ton est donné par l’équipe technique qui arbore le style Henrik Vibskov : du volume et des couvre-chefs polaire. Le bruit strident des crémaillères, qui permettent de hisser des bandelettes vertes comme une symbolisation d’une nature absente, nous indique une collection difficile, technique.

Le pas est ultra rapide, comme une fuite, et on découvre quatre thématiques : de l’origami ajouré (notre coup de cœur), des matières techniques rappelant l’univers du basket-ball, des imprimés orientaux et des inspirations ethniques. L’univers créatif d’Henrik Vibskov interroge, interpelle, on ne sait pas trop bien ce qui s’est passé mais en tout cas, on ne peut pas rester indifférent.

Une mode masculine de l’étrangeté et de l’inquiétude en un sens, comme pourrait le définir Freud. Tout est dans l’ambivalence comme ces figures masculines tantôt androgyne, tantôt d’une virilité assumée et revendiquée. Les volumes des pièces présentées semblent effacer les lignes des corps pour ne laisser place qu’aux vêtements qui tendent à vouloir reprendre leur place dans l’espace, existant presque sans l’homme…

Jérémie Peluso

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Remarque : Seul un membre de ce blog est autorisé à enregistrer un commentaire.